04 février 2009

Bonne fête !

C’est aujourd’hui la Sainte Véronique, patronne des photographes :-) L’étymologie est grecque [pherenikê : porteuse de victoire], mais la tradition a mis en avant le sens latin de vera icona : la « véritable image ». Si j’osais, je parlerais volontiers de la « véronicité » d’une photo pour désigner la vérité qu’elle est capable d’exprimer. Souvent, une image donne accès à la vérité d’une situation (c’est ce que l’on attend d’un reportage, par exemple), mais la vérité du contenu n’entraîne pas... [Lire la suite]
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25 août 2007

« Heureux qui comme Ulysse »

Sur l’autoroute du retour des vacances en Auvergne, j’ai découvert ce morceau de Ridan, qui correspondait bien à la situation et qui m’est resté en tête depuis… Cette chanson de Ridan reprend le célèbre sonnet des Regrets (XXXI) de Du Bellay, « Heureux qui comme Ulysse » — dont Brassens s’était déjà brièvement inspiré pour la B.O. du film éponyme avec Fernandel. J’ai lu ici que Du Bellay s’était lui-même appuyé sur la structure d’un vers des Epodes (II, 1) d’Horace, devenu une... [Lire la suite]
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28 octobre 2006

Un seul livre et plusieurs lectures

« La vie et les rêves sont les feuillets d’un livre unique ; la lecture suivie de ces pages est ce qu’on nomme la vie réelle ; mais quand le temps accoutumé de la lecture (le jour) est passé et qu’est venue l’heure du repos, nous continuons à feuilleter négligemment le livre, l’ouvrant au hasard à tel ou tel endroit et tombant tantôt sur une page déjà lue, tantôt sur une que nous ne connaissions pas ; mais c’est toujours dans le même livre que nous lisons. » Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme... [Lire la suite]
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18 octobre 2006

La cathédrale sylvestre

            « Quand on entre dans l’intérieur d’une cathédrale du moyen-âge, cette vue fait moins songer à la solidité des piliers qui supportent l’édifice, à leur rapport mécanique avec la voûte qui repose sur eux, qu’aux sombres arcades d’une forêt dont les arbres rapprochés entrelacent leurs rameaux. (...) En d’autres termes, [la destination des piliers], de supporter la voûte qui, en effet, s’appuie sur eux, n’est pas expressément manifestée et représentée en soi. On dirait... [Lire la suite]
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28 septembre 2006

Disposer de la lecture

Autre allure pour lire (du moins en apparence) : c’est Montaigne, « à sauts et à gambades ». « (...) le malade n’est pas à plaindre qui a la guérison en sa manche. En l’expérience et usage de cette sentence, qui est très véritable, consiste tout le fruit que je tire des livre. Je ne m’en sers, en effet, quasi non plus que ceux qui ne les connaissent point. J’en jouis, comme les avaricieux des trésors, pour savoir que j’en jouirai quand il me plaira : mon âme se rassasie et contente de ce droit de possession. Je ne voyage... [Lire la suite]
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26 septembre 2006

Faire œuvre de lecture

Le passage de Bachelard que je citais hier s’ouvre sur un principe de lecture, à la fois enthousiasmant et pressant par la force qu’il réclame :             « Que nous conseille l’attitude phénoménologique ? Elle nous demande d’instituer en nous un orgueil de lecture qui nous donnerait l’illusion de participer au travail même du créateur de livre. Une telle attitude ne peut guère se prendre en première lecture. La première lecture garde trop de passivité. Le lecteur y est encore un peu... [Lire la suite]
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25 septembre 2006

Forêt de caves

L’image de la chambre secrète au cœur de la forêt-labyrinthe peut se démultiplier pour donner lieu à un labyrinthe de caves : « Si la maison du rêveur est située dans la ville, il n’est pas rare que le rêve est de dominer, par la profondeur, les caves environnantes. Sa demeure veut les souterrains des châteaux-forts de la légende où de mystérieux chemins faisaient communiquer par-dessous toute enceinte, tout rempart, tout fossé, le centre du château avec la forêt lointaine. Quelle puissance pour une simple maison d’être... [Lire la suite]
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21 septembre 2006

Forêt-labyrinthe

« La pente secrète [des] avenues [de la forêt] ramène d’elle-même malignement vers la touffeur du hallier central : forêt labyrinthe, à la voirie trompeuse et non innnervée, qui semble machinée tout entière autour d’une chambre secrète : quiconque fait l’expérience de se laisser aller en aveugle au hasard des allées se retrouve naturellement empelotonné dans le cocon de la forêt-piège, et, s’il ne dispose d’un plan et d’un boussole, ne saurait s’en extraire à moins de cailloux du Petit Poucet. » ... [Lire la suite]
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